[Magazine] Polymère & Co n°11 (sept-oct-nov 2015)

Depuis que j’en entends parler, j’ai enfin acheté un numéro du magazine Polymère & Co. J’avais cherché plusieurs fois chez Carrefour et dans des petits relais presse sans succès. Il faut dire aussi qu’avec la quantité de magazine sur la couture, le tricot et les DIY, difficile de trouver LE magazine sur la polymère. Hier, en passant chez Cultura, ça a fait tilt dans ma tête en entrant face au rayon presse “mais oui bien sûr, ici il y sera sûrement !“. Alors j’ai cherché, cherché… jusqu’à ce que je reconnaisse l’en-tête orangée du numéro en cours dont j’avais vu la couverture sur internet : alléluia ! En même temps que la joie de l’avoir enfin dans les mains s’est pointée une légère déception “mais en fait il est tout petit…“.

5,90 € pour un magazine petit et pas très épais (54 pages), c’est un peu cher non ? Je m’en fiche, je le veux je le prends !

Couverture Polymère & co 11
Couverture du Polymère &Co n°11

Alors qu’est-ce qu’il y a dedans ?

En deuxième de couverture, une pub pour une e-boutique de matériel chinois pour bijoux : même si je ne suis pas intéressée par ce type de produits (pour l’instant ?), je trouve la suggestion bienvenue, on n’a jamais trop de bonnes adresses. Viennent ensuite l’édito et le sommaire, classiques, rien à redire.

Pause-café (p. 6-7)

Le premier article est consacré à la présentation de la plate-forme de vente Ezebee. Baignant dans le domaine de la vente de créations depuis quelques mois, je n’avais pourtant jamais entendu parler de ce site ! Une excellente découverte qui m’encourage à acheter d’autres numéros de Polymère & Co.

Test-produit : Silk Screen (p. 8-9)

Le kit silk screen de Sculpey : encore une découverte pour moi. C’est un kit qui permet de faire de la sérigraphie sur de la pâte polymère. La sérigraphie qu’est-ce que c’est concrètement ? Je dirais que ça ressemble à une décoration au pochoir mais avec des détails extrêmement fin et la technique me rappelle celle du stamping en nail art (on applique le vernis sur un motif et on racle le surplus). Bref, je m’égare et complique les choses. Si les motifs type imprimé de tissu ne m’emballent pas, je craque complètement pour le bijou sérigraphié avec un oiseau et des feuilles montré en exemple.

Test-produit : feutres Chameleon (p. 10-11)

La démonstration est claire et bien présentée, comme la précédente d’ailleurs.

Portrait : Joe Patouille (p. 12-13)

Une interview très sympa à lire, par contre les photos sont trop petites ! J’aurais aimé voir les bijoux en plus grands, au moins un quart de page, car on ne voit pas bien les détails et les nuances de couleur.

Cahier technique : le fil câblé (p. 14-15)

J’ai acheté du fil câblé pour la première fois il y a quelques temps pour monter un pendentif en collier, alors en voyant “maîtrisez le fil câblé” sur la couverture j’ai presque sauté de joie, presque. Malheureusement ce dossier a été une déception pour moi.

Pour la technique du fermoir tube à vis, les photos ne sont pas assez nombreuses et je ne comprends pas du tout comment ce système fonctionne. Et pas d’excuse du manque de place, la grande photo d’ambiance en bas où on voit bien les pinces n’est pas très utile. La technique du passe-fil est bien expliquée et mise en photo. La technique du cache-noeud est moins claire et là ce sont les photos qui me perdent : pourquoi il y a une perle sur la photo 1 et un cache-noeud sur la photo 2 ? Pourquoi je vois deux câbles sur la photo 2 et un seul sur la photo 3 ? Je suppose que c’est une mauvaise prise de vue et qu’il y en a toujours deux. Enfin, dernière et plus importante question : quel est l’intérêt de doubler le câble ? Puis-je l’utiliser en brin seul ? Bref, le sujet était sympa mais le développement est raté, je n’ai plus qu’à aller voir sur internet ou d’autres livres pour comprendre ces systèmes de montage. Dommage.

Interview : Florence Minne-Khou (p. 16-21)

Pouvais-je mieux tomber pour le premier numéro que j’achète ? Je connais cette artiste depuis un moment et je suis toujours en admiration devant ses créations. L’interview est très bien tournée, j’ai adoré les réponses de Florence, je me retrouve dans ses propos. Je trouve difficile de se lancer sérieusement dans la pâte polymère quand on voit sur internet que tout ou presque a déjà été fait, que les artistes que l’on admire font des choses extraordinaires qu’on pense ne jamais atteindre, et que lorsqu’on essaie de réaliser un projet, soit ça rate, soit ça ne ressemble pas à ce qu’on s’était imaginé. La pâte polymère c’est frustrant et démotivant. Oui mais Florence exprime un peu la même chose et pourtant elle crée des bijoux magnifiques, alors pourquoi pas moi ? Hop taux de motivation en hausse, youhou ! Et en plus, je suis satisfaite, les photos sont grandes, je peux rassasier mes yeux.

Stages (p. 22-23)

Une rubrique bienvenue quand on voit qu’il n’est pas facile de trouver les informations sur internet tant elles sont éparpillées. Bon je savais déjà pour les ateliers près de chez moi et j’ignorais ceux trop loin, mais ça fait toujours plaisir un agenda polymériste.

Les carnets de Lou (p. 24)

J’ai dû relire cet article une seconde fois pour le comprendre, je crois surtout que j’étais un peu trop fatiguée la veille. Comment décrire ? Je dirai que c’est un moment de vie de polymériste croqué.

Le coin lecture (p. 25)

Présentation de deux livres sur la pâte polymère. Un de 2015, ce qui permet de suivre l’actualité des parutions. J’apprécie que l’autre soit de 2013 car j’ai remarqué que les nouveaux livres ont tendance à très vite prendre la place des précédents dans les librairies alors qu’il y en a de très beaux/intéressants. Bon il est en allemand… mais ce n’est pas grave, l’idée est sympa et puis ça permet d’aller découvrir les œuvres de l’artiste sur internet (erk le nom est écorché dans le magazine).

Ce que j’apprécie surtout dans cette page c’est l’avis de la rédaction. On ne sait jamais trop à quoi s’attendre d’un livre sur la pâte polymère en lisant juste le résumé, alors avoir un commentaire qui indique si c’est pour débutant ou si les pas à pas sont détaillés, c’est précieux.

Pub Cernit (p. 26)

Une pub pour de la pâte polymère ? Incontournable, voire même indispensable dans un tel magazine. Avec une présentation des nouvelles couleurs, c’est bien pour se mettre au courant.

Traductions (p. 27-30)

Je ne sais pas trop à qui peut servir ces tutoriels en anglais publiés dans un magazine entièrement en français, mais je ne peux que saluer l’initiative car ça ouvre des portes.

Les tutoriels (p. 31-50)

Parure Chameleon : j’ai l’impression que la grande photo d’illustration du collier n’est pas au top de sa qualité, je la trouve un peu floue. Sinon le pas à pas est superbe, énormément de photos, on a vraiment chaque étape avec un texte explicatif clair.

Ethnique Chic : j’ai dû relire 3-4 fois pour bien comprendre car il y a plusieurs plaques de couleur identique et de tailles différentes à utiliser. Il y a deux photos en première page où figure le gabarit sur la pâte alors qu’on ne l’utilise qu’en page 2 (ça m’a beaucoup perdue). L’étape du craquelé est illustrée par une plaque lisse avec gabarit. Pour le reste ça va.

Marque-place “sous bois” : clair et bien illustré. Je reste sceptique quant à la manipulation de la pâte chaude à la sortie du four. Ce tutoriel s’adresse vraiment aux débutants car il est très simple, en un coup d’œil sur l’objet fini une personne ayant un peu de pratique est capable de le refaire. Cependant j’aime beaucoup l’idée, c’est facile de le transposer en d’autres thèmes, et la simplicité permet de faire un grand nombre de marque-places sans y passer des semaines.

Savia Divinorum : plus qu’un pas à pas, c’est un descriptif détaillé des grandes étapes pour faire un grand personnage tout en finesse en porcelaine froide avec armature en bois et polystyrène.

Rond de serviette en dentelle : quand j’ai feuilleté rapidement le magazine pour voir ce qu’il y avait dedans, j’ai cru que c’était un tuto pour faire un décor dentelle peint sur un ruban. En lisant plus attentivement, je me suis rendue compte que je n’avais pas vu le rond de serviette en résine orange présenté sur une serviette… orange ! Alors pour le coup, la mise en situation ne met pas du tout la création en valeur. Pourtant, le tuto est bien expliqué avec de belles photos, et le rendu (sur fond blanc !) est vraiment joli.

Pub (p. 43)

Pubs toutes simples, juste la carte de visite/bannière de LJS créations et Polymère Passion que l’on apprend vite à connaître dans le milieu polymériste, mais avec des codes promo ! Miam miam !

Le lexique (p. 51)

Un encart pour proposer aux lectrices-créatrices de publier un tuto dans P&Co et un encart minimaliste pour le lexique, ici trois mots seulement avec une photo (bonne idée) pour compléter la compréhension des tuto.

Graines d’artistes (p. 52-53)

Un tuto pour enfants pour créer des bagues en résine. Le principe est transposable en des modèles plus complexes ou plus adultes car le rendu est très sympa (le choix du papier y est pour beaucoup).

Un formulaire d’abonnement au magazine en dernière page. Et en 3e de couverture, une page pleine avec un collier de Joe Patouille, j’en rêvais au début du magazine, je l’ai eu : magnifique ! J’ai des réticences à découper mon magazine, sinon j’aurais bien affiché la photo sur mon mur.

Alors finalement, quel est mon verdict ?

La catégorie découverte (pause-café, test produits, carnets de Lou) est vraiment intéressante, j’ai appris des choses et c’est bien expliqué. Pour les tutoriels, la diversité est bien exploitée, mais les explications/photos ne sont pas toujours bien adaptées. La catégorie rencontre (portrait, interview) est très agréable à lire. Côté biblio (cahier technique, stages, coin lecture, traductions, lexique, abonnement), c’est relativement intéressant et utile. Par contre, gros point noir sur le cahier technique.

J’ai été assez critique dans mes propos car j’en attendais beaucoup de ce magazine, je l’ai passé vraiment au crible en essayant d’être objective. Alors oui, il y a des imperfections mais dans l’ensemble j’ai passé un très bon moment (trop court moment) à le lire religieusement. J’ai un coup de cœur pour les interviews et les test produits. Est-ce que je le recommanderai à des polyméristes ? Oui certainement. Je sais qu’il y a tout ce qu’on veut sur internet mais c’est incomparable avec un magazine papier qui garde un certain charme. Peut-être est-ce le fait d’avoir quelque chose de concret dans les mains, de palpable, une habitude de patouilleuse quoi. Ou bien peut-être est-ce le fait que nous aussi, petite minorité que nous sommes dans le milieu de la création (ou du DIY), avons notre magazine spécialisé ! Ha si seulement il pouvait faire le double du volume… Oui je sais, ça signifie double travail pour l’équipe aussi.

Et vous, avez-vous déjà lu un Polymère & Co ? L’achetez-vous régulièrement ?

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